La cataracte

Cette chirurgie pilote dont bénéficie 700 000 yeux en France chaque année est pratiquée à haut niveau dans la Clinique de la Vision à Paris.

La cataracte correspond à l’opacification du cristallin, lentille normalement translucide, de forte puissance située à l’intérieur de l’œil.

826 000 opérations en 2016 en France. C'est l'opération la plus fréquente  dans notre pays. En France, le nombre de séjours hospitaliers avec traitement chirurgical de cataracte primaire (remplacement du cristallin par une lentille artificielle) s’élève à 826 000 en 2016. Le nombre de patients opérés est toutefois plus faible : 574 000, car 44 % d’entre eux ont été opérés des deux yeux la même année, au cours de deux séjours distincts. Entre 2008 et 2016, la part de la chirurgie ambulatoire est passée de 70 % à 92,5 %. Au cours de cette période, le nombre annuel de séjours pour cataracte primaire a augmenté de 39 % et celui des patients opérés de 28 %. Après prise en compte de l’augmentation de la population et de son vieillissement, la hausse des taux standardisés est de 23 % pour les interventions et de 13 % pour les patients. Ce décalage reflète l’augmentation des interventions bilatérales réalisées au cours de la même année.La chirurgie constitue le seul moyen d’améliorer une vision modifiée par la cataracte. La prévalence globale de cette pathologie est de 11/100 000 habitants et elle passe à 57/1000 si l’on s’intéresse uniquement aux sujets âgés de plus de 65 ans.

L’anesthésie : l’œil est insensibilisé par l’instillation de gouttes ( anesthésie topique ou plus exactement analgésie topique), aucune interruption médicamenteuse n'est nécessaire chez les sujets déclarés aptes à l'ambulatoire dans notre établissement.

La Clinique de la Vision est la seule clinique parisienne possédant un laser pour catarcte et dispose de tous les matériels les plus modernes pour cette intervention ambulatoire et rapideOpération de la cataracte par mini incision.

Implantation du cristallin artificiel (implant intraoculaire)

Le cristallin est remplacé par une lentille intra oculaire ( LIO) synthétique, essentiellement souple, placée derrière la pupille. On la nomme implant. Elle corrige par défaut au loin . Aujourd'hui on dispose d'une gamme d'implants pouvant aussi bien n'assurer qu'une seule focale nette ( monofocalité) que d'implants multifocaux, accommodatifs ou à profondeur de champ amplifiée qui visent à assurer une vision à toute distance et donc à traiter aussi la presbytie.. les nouveaux modèles réfractifs permettent dans des cas précis une correction de loin et de près.

La multifocalité est une option séduisante sur le papier mais la vision obtenue avec ces implants n'est pas physiologique et fonctionne principalement en divisant la lumière avec obtention d'une vision multiple que la neuro adaptation doit "traiter" pour permettre une image nette et alternante suivant la visée. Pour en béneficier il faut être indemne de co morbidité, avoir une capacité à l'adaptation visuelle et accepter le risque d'inconvénients optiques possibles.( 7 %) La netteté s'effectue spontanément en allant d'un point à un autre. L'inconvénient et bine sûr de perdre un peu de lumière sur chaque focal et ces implantés doivent facilement recourir à un éclairage complémentaire pour la lecture.

La multifocalité réfractive fait intervenir des variations de formes continues pour les surfaces optiques concernées. La puissance optique est modulée localement, au sein de différentes zones très fréquemment en formes d'anneaux.C'est une conception de moins en moins employée au profit des implants diffractis ou mixtes.

Les implants de cristallin artificiels diffractifs possèdent une optique particulière, que l’on peut assimiler à l’addition d’une optique monofocale  et d’un réseau de diffraction. Ce réseau est constitué de marches annulaires concentriques mais l’absence de continuité lumineuse entre les foyers créés explique qu’un implant diffractif bifocal loin/près ne comporte pas de foyer utile pour la vision intermédiaire. Pour pallier à cet inconvénient on peut soit placer à chaque oeil des implants de concept différents et complémentaires ( mix matching) soit adopter un implant trifocal, soit jouer sur les puissances d'addition comme sur certains imlants asymétriques , soit enfin associers mais avec des types à 3 ou 2,5 dioptries).

Ce sont les implants réfractifs purs qui ont montré davantages de limites: sensibilité au décentrement,halos, dépendance à la taille de la pupille et moins bonne vision intermédiaire. Mais les implants réfractifs dits rotationnels asymétriques sont une très bonne alternative.

Le principe des implants accommodatifs est fondé sur le déplacement antérieur de l’optique sous l’effet de la contraction du muscle ciliaire. Malheureusement, le déplacement antérieur ne dépasse pas 0,33 mm, ce qui limite l’effet pseudo-accommodatif.

De nouveaux implants dits à profondeur de champ amplifiée apportent une vision de type monofocale au loin et une approche corrective en vision intermédiaire sans toutefois permettre de se passer de correction optique de près ( mais elle st de faible puissance).

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